Petits bonheurs de l’édition * Bruno Migdal

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J’ai réalisé mon stage de fin d’étude dans le monde de l’édition, monde que j’espérais côtoyer par la suite. Bon au final ca n’a pas été le cas, sans regrets, mais quand je suis tombée sur ce petit livre je me suis dit « comparons nos expériences ».

Certes l’auteur est en stage dans une grande maison d’édition (Grasset d’après mes recherches) et moi j’étais dans une maison d’édition bien plus familiale! (mais où j’ai adoré travailler!) il n’empêche que j’ai retrouvé dans son récit certaines de mes impressions de stage.

J »étais curieuse de découvrir l’envers du décors . On lit tous les jours (ou presque) mais on ne connait pas très bien le parcours (du combattant) d’un livre et de son auteur. C’est une belle occasion de découvrir ce « business » dans un livre qui ne se veut pas sulfureux ou dénonciateur.

C’est une sorte de journal intime d’un stagiaire de 45 ans. L’auteur décide de quitter son emploi dans un établissement scientifique pendant trois mois afin de s’immerger dans le monde de l’édition. Du fond du « bocal » , le bureau des stagiaires, l’auteur lit et fait un premier tri parmi les ouvrages soumis à La Maison. Il croise les auteurs connus et reconnus, à tord ou a raison, il rédige les (multiples) lettres de refus, observe ce microcosme parisien de privilégiés qui valident ou non le talent des auteurs.

Le livre est bien écrit et instructif, l’auteur ne nous vend pas du rêve, son absence de « carriérisme » dans le monde de l’édition en fait un observateur objectif, en effet à la fin de son stage il retournera à son véritable métier et ne cherche donc pas absolument à se faire une place au soleil des livres « jaunes » et donc à plaire ou déplaire à ses collègues mais aussi à ses lecteurs.

Ce qui est sympa aussi c’est d’essayer de deviner qui se cache derrière les initiales des auteurs dont il croise le chemin. Sans jamais balancer sur eux, il en parle en attisant la curiosité du lecteur. J’imagine que c’est pour éviter les ennuis lors de la publication de son livre qu’il ne donne jamais le nom de la maison d’édition pour laquelle il travaille (livres jaunes, rue des Saints Pères j’ai personnellement misé sur les éditions Grasset), pour les auteurs je n’ai pas toujours réussi à les identifier, car ce ne sont pas forcément ceux que je lis. Mais je vous invite à me faire part de vos suggestions sur P.R, A.A etc dans la partie commentaire de cet article 🙂

Une petite mise en abyme que je vous conseille pour mieux comprendre ce qu’on lit et pourquoi on le lit !

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