Livres classiques vs livres numériques : un combat de coqs dans un champs de boue.

kobo

Il y a deux ans, ma formidable génitrice, m’a offert une liseuse.

J’étais contente car j’allais pouvoir voyager sans dépasser les 35kg règlementaires et payer moult surtaxes de poids dans les aéroports. J’arrêtais par la même occasion d’utiliser mon entourage comme passeurs de livres.

C’était ma révolution (non, pas comme Jenifer), mais comme ma prise de la Bastille numérique.

Je possède donc une liseuse, la KoboGlo de la FNAC, pour ne pas la citer. Celle qui a l’éclairage intégré. Et vu que je suis fifille, je l’ai choisie rose.

La prise en main de la bête a été simple, j’ai téléchargé un petit logiciel sur mon ordinateur et bim bam boum, ça a fonctionné.

C’est à ce moment là, que ça s’est corsé. L’application fournie par la Fnac est merdique. Les bouquins sont mal rangés, il n’y a pas tout, et surtout… C’est cher. Les livres ne sont pas au prix des éditions poches, même lorsqu’ils sont sortis en poche…. Il y a des promotions, mais, les ouvrages en questions ne me disent rien.

Après avoir installé le fameux logiciel, j’ai commencé à trembler de tous mes membres… Une lectrice comme moi allait-elle devoir se ruiner sous prétexte de passer au format numérique? Allais-je devoir sacrifier ma liseuse sur l’autel de ma banquière?

Au comble du désespoir, j’ai fouillé… Et je me suis aperçue, que les ouvrages publiés il y a plus de 100 ans étaient libres de droits. Des tas de bouquins, que je n’avais pas lus étaient donc à ma portée, et gratuitement!

Miracle!

Entre Conan Doyle, Jules Vernes, Alexandre Dumas, Jack London, Victor Hugo… Les choix sont multiples et la bibliothèque numérique libre s’agrandit de jour en jour.

Enfin, à tous ceux qui préfèrent le vrai livre bien lourd, tous les goûts sont dans la nature…

Mais :

  • Avec une liseuse, on peut lire dans le noir sans réveiller sa moitié, son chat, son poisson rouge, sa plante verte, son doudou (rayez la mention inutile).
  • Une liseuse rentre dans un joli petit sac à main, et elle pèse moins lourd que n’importe quel tome du Comte de Monte Cristo.
  • Quand on a une liseuse et qu’on a fini un livre, on en a souvent un autre en réserve (ou dix autres) qui nous attend(ent).
  • On peut se permettre d’essayer de lire des livres qu’on aurait jamais approché à moins de 10 mètres dans un magasin parce qu’ils sont libres de droits et qu’on tombe dessus pas hasard.
  • On peut lire 5 livres en même temps, ça ne pèse pas plus lourd, et on ne risque pas de perdre son marque page.
  • On sait toujours à quel pourcentage du livre on est, en combien de temps on finira le chapitre, combien de livres ont a déjà lu sur la liseuse, en combien de temps, toutes ces informations primordiales sans lesquelles on ne pourrait pas vivre.
  • Personne ne pourra plus vous juger à la couverture du livre que vous lisez dans le métro, vous pourrez même lire en secret Merci pour ce moment de Valérie !
  • On ne vous interdira jamais d’acheter un livre papier si vous possédez une liseuse. Pas d’inquiétude, vous n’êtes pas fiché comme délinquant de la littérature.

Alors, merci maman !

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