La femme qui décida de passer une année au lit * Sue Townsend

Le pitch : pas besoin, tout est dans le titre

Au départ, ça s’annonce bien. Le titre, quelque peu tiré par les cheveux, titille mon imagination. Je le sais bien, les titres accrocheurs qui font trois lignes ne sont pas forcément les titres des meilleurs livres. Mais, j’ai peur de rien, je me lance. Et si vraiment c’est nul, je pourrais toujours m’en servir pour caler un meuble.

Enfin, j’aurais déjà mieux fait de lire le résumé, mais vu que j’y pense pas toujours…..

C’est donc l’histoire d’une quarantenaire dont les enfants partent à l’université. Elle décide alors de tout plaquer et de rester au lit pour un temps indéterminé…. Entre schizophrénie et dépression, ce livre m’entraine dans un univers assez glauque, oscillant entre le burlesque et le pénible.

Enfin, c’est pas mal, ça se goupille bien, tout le monde est malheureux et fou, ils sont tous indifférents les uns aux autres, chacun vit dans son petit monde… Les personnages sont odieux, les enfants sont insupportables d’égoïsme, leur « camarade d’université » est elle aussi à vomir, le père oscille entre hypocrisie et narcissisme…. Tout le monde, sauf la mère, celle qui reste au lit mais qui sait pas pourquoi. Elle, elle a juste pas eu de chance dans la vie (sortons les violons et les mouchoirs)…. Je vous passerai entre autres, l’étudiant chinois naïf, les belles-mères irritantes, et le beau noir ex-riche/repenti/père de deux beaux enfants très polis….

Ca commencerait presque à me plaire, quand tout à coup, badaboum ! Un histoire d’amour ! Et oui, les romans comme ça, il faut quand même bien que ça se termine… bien.

En résumé, cela aurait pu être un bon livre, le principe de départ est génial, mais c’est un bof. Un bof peut mieux faire. Un bof, mais j’ai quand même fini. C’était ça ou le programme télé….

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